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Quelles CGV pour une entreprise de travaux ?
Clients particuliers ou professionnels, acompte, délais, imprévus, rétractation, médiation : construisez des CGV adaptées aux travaux.
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- 01Commencez par identifier le client et le lieu de signature
- 02B2C et B2B : deux cadres à ne pas mélanger
- 03Les clauses à structurer pour les travaux
- 04Le droit de rétractation n’est pas une phrase standard
- 05La médiation doit désigner un organisme réel
- 06Les CGV doivent être opposables
- 07Les clauses qui attirent les problèmes
- 08Les clauses spécifiques qui évitent les conflits de chantier
- 09Ce que coûte une CGV absente, tardive ou incohérente
- 10Mauvaise clause, bonne mécanique
- 11CGV et devis doivent raconter la même opération
- 12La méthode AdWaves
- 13FAQ
- 14Vos CGV doivent encadrer le chantier, pas remplir le pied de page
Les conditions générales de vente ne sont pas un texte collé sous le devis pour faire sérieux. Elles définissent les règles communes de la relation : formation du contrat, paiement, délais, aléas, modifications, réception, garanties et litiges.
Un modèle téléchargé ne connaît ni vos chantiers, ni vos clients, ni vos pratiques d’acompte. Une clause inadaptée ne protège pas l’entreprise. Elle crée le litige qu’elle devait éviter.
À retenir : Séparez au minimum les relations avec les consommateurs et les professionnels. Remettez les conditions avant la signature sur un support durable et recueillez leur acceptation. Reliez-les à un devis précis. Faites valider les clauses particulières par un juriste.
Commencez par identifier le client et le lieu de signature
Trois questions modifient fortement le cadre :
- le client agit-il comme consommateur ou pour son activité professionnelle ?
- le contrat est-il conclu dans les locaux, à distance ou hors établissement, par exemple au domicile ?
- le site permet-il seulement une demande de devis ou conclut-il réellement le contrat ?
Le droit de rétractation, l’information précontractuelle, la médiation et certaines clauses ne se traitent pas de la même manière dans toutes ces situations.
B2C et B2B : deux cadres à ne pas mélanger
Avec un consommateur, l’entreprise doit remettre les informations précontractuelles avant que le client soit engagé. Le document doit notamment permettre d’identifier le professionnel, la prestation, le prix ou son mode de calcul, les modalités d’exécution, les garanties, le traitement des réclamations et, lorsqu’ils s’appliquent, la médiation et le droit de rétractation.
Avec un client professionnel, les CGV existantes doivent être communiquées à l’acheteur qui les demande pour son activité professionnelle, sur un support durable. La DGCCRF rappelle aussi les règles relatives aux conditions de règlement, aux pénalités de retard et à l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
Faites glisser pour tout voir →
| Point | Client consommateur | Client professionnel |
|---|---|---|
| Information avant signature | obligations protectrices du Code de la consommation | information et négociation commerciales |
| Rétractation | applicable à certaines ventes à distance ou hors établissement | absente par principe, sauf dispositif légal particulier |
| Médiateur de la consommation | médiateur désigné et coordonnées communiquées | ne remplace pas le règlement contractuel des litiges B2B |
| Retard de paiement | clauses contrôlées au regard du droit de la consommation | pénalités et indemnité forfaitaire à traiter explicitement |
| Juridiction | aucune clause ne doit priver le consommateur de ses droits | clause à rédiger selon le droit réellement applicable |
Un seul document reste possible si chaque régime est séparé sans ambiguïté. En pratique, deux versions limitent les erreurs : CGV consommateurs d’un côté, CGV professionnels de l’autre. Copier le bloc B2B sous un devis destiné à un particulier produit des clauses inutiles ou dangereuses.
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Les clauses à structurer pour les travaux
Identité et champ des prestations
Indiquez l’entreprise, ses coordonnées, immatriculations, assurances obligatoires et les catégories de clients ou prestations couvertes par les CGV.
Le dossier contractuel doit permettre de retrouver sans deviner : dénomination ou nom de l’entrepreneur, forme juridique, siège, Siret, inscription au registre applicable, téléphone, adresse électronique et numéro de TVA lorsqu’il existe. Pour l’assurance professionnelle obligatoire, vérifiez les mentions exigées sur les devis et factures ainsi que l’attestation à remettre avant l’ouverture du chantier.
Ne mélangez pas qualification commerciale et couverture assurantielle. Un logo, un numéro RGE ou le nom d’un assureur ne prouve pas que le chantier précis entre dans les activités déclarées au contrat. Contrôlez l’activité couverte, la période de validité et le territoire avant la signature.
Formation du contrat
Précisez comment le devis est accepté, la durée de validité, le rôle de la signature, l’acompte ou les arrhes, et les conditions préalables au démarrage.
Les mots acompte et arrhes n’ont pas les mêmes conséquences. Ne les utilisez pas comme synonymes.
Un acompte engage normalement les deux parties sur l’opération conclue. Des arrhes permettent un dédit dans le cadre prévu, avec des conséquences financières différentes pour le client et le professionnel. Le document doit employer un seul terme, expliquer son effet et rester cohérent avec le devis, l’échéancier et les règles d’annulation. Écrire « acompte non remboursable » partout ne règle aucun cas de faute, de rétractation ou d’impossibilité d’exécuter.
Prix et paiement
Décrivez : prix ou méthode de calcul, TVA, échéancier, acompte, situations de travaux, solde, moyens de paiement, révision prévue et conséquences d’un retard selon le type de client.
En B2B, les CGV doivent notamment traiter les conditions de règlement, les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire légale pour frais de recouvrement. La DGCCRF détaille les mentions des CGV entre professionnels.
Délais et accès au chantier
Définissez le point de départ du délai, les prérequis, l’accès, l’eau, l’électricité, les autorisations, la coordination et la manière de traiter un empêchement documenté. Une clause « délais indicatifs sans engagement » ne doit pas vider l’obligation de sa substance.
Travaux supplémentaires et imprévus
Prévoyez une procédure écrite : constat, impact sur prix et délai, devis complémentaire, acceptation avant exécution, sauf mesure de sécurité qui relève d’un autre traitement.
Un message oral sur le chantier ne sécurise ni l’entreprise ni le client.
Réception, réserves et garanties
Expliquez la réception, la formulation des réserves, la remise des documents et les garanties légales applicables. N’insérez pas de clause qui supprime une garantie imposée par la loi.
La réception mérite une procédure complète : convocation, visite contradictoire, procès-verbal, réserves précises, délai de levée et remise des documents. Elle marque le point de départ de plusieurs garanties. Une fin de chantier informelle laisse l’entreprise et le client se disputer ensuite sur la date, l’état des travaux et les défauts constatés.
Trois garanties sont régulièrement rencontrées après réception :
- garantie de parfait achèvement : désordres signalés lors de la réception ou notifiés pendant l’année qui suit ;
- garantie de bon fonctionnement, souvent appelée biennale : certains éléments d’équipement dissociables pendant deux ans ;
- responsabilité décennale : dommages relevant de son champ pendant dix ans après la réception.
La fiche officielle sur la garantie décennale rappelle que seuls les travaux déclarés au contrat d’assurance sont couverts et que l’attestation doit être remise avant l’ouverture du chantier. Les CGV doivent organiser l’information et la procédure sans réduire les droits légaux.
Annulation, résiliation et litiges
Définissez les conséquences d’une annulation, les manquements, la résolution, la force majeure selon le droit applicable et les étapes de réclamation. Pour les consommateurs, indiquez le médiateur compétent dans les supports requis.
Le droit de rétractation n’est pas une phrase standard
Un contrat conclu à distance ou hors établissement avec un consommateur entre souvent dans un régime de rétractation de quatorze jours, avec information et formulaire. Des exceptions et règles particulières existent, notamment selon la nature du service, son exécution et certaines réparations urgentes expressément sollicitées.
Ne démarrez pas les travaux pendant le délai sur la base d’un simple « bon pour accord » si une demande expresse et les informations prévues sont nécessaires. Faites valider votre processus, pas seulement le paragraphe des CGV.
Le circuit doit répondre à cinq questions :
- le contrat est-il réellement conclu à distance ou hors établissement ?
- quel événement déclenche le délai de quatorze jours ?
- le formulaire type a-t-il été remis avec les informations requises ?
- le client demande-t-il expressément un démarrage avant la fin du délai ?
- l’intervention entre-t-elle dans une exception légale précisément documentée ?
Pour une prestation commencée à la demande expresse du consommateur, une rétractation en cours d’exécution ne se traite pas comme une annulation inventée par les CGV. La DGCCRF précise les délais, leur point de départ, les conséquences d’une information manquante et les exceptions.
L’urgence ne couvre pas tout le devis. Pour un dépannage à domicile expressément sollicité, l’exception vise les pièces et travaux strictement nécessaires pour répondre à l’urgence. Une rénovation supplémentaire vendue pendant l’intervention ne devient pas urgente par simple proximité commerciale.
La médiation doit désigner un organisme réel
Écrire « médiation possible » ne respecte pas le dispositif. Le professionnel doit adhérer à un médiateur de la consommation référencé et communiquer son nom, ses coordonnées et l’adresse de son site de manière visible et lisible sur les supports requis.
La Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation indique que l’information figure sur le site internet, les CGV ou conditions de service et les bons de commande. Elle doit également être communiquée après l’échec d’une réclamation préalable.
Ne copiez jamais les coordonnées du médiateur d’un concurrent. L’entreprise doit relever du dispositif qu’elle indique. Prévoyez aussi une procédure de réclamation écrite, une adresse de contact, les pièces à fournir et la personne chargée de répondre avant la médiation.
Les CGV doivent être opposables
Le client doit en prendre connaissance avant de s’engager et les accepter. Utilisez un support durable et conservez la version applicable, la preuve de remise et l’acceptation.
Un lien discret ajouté après la signature ne suffit pas. Une case précochée ne prouve pas un choix. Un verso illisible fragilise la preuve.
Sur le site, affichez la version actuelle et archivez les versions précédentes avec leurs dates. Sur le devis, identifiez sans ambiguïté la version remise.
Utilisez une chaîne de preuve simple :
- générer le devis et les CGV avec un numéro de version ;
- remettre tous les documents avant l’engagement ;
- conserver la date, le destinataire et le fichier transmis ;
- recueillir une acceptation non précochée reliée à cette version ;
- remettre au client son exemplaire signé ou accepté ;
- archiver le devis, les CGV, les avenants, les demandes expresses et le procès-verbal de réception.
Une signature électronique n’efface pas les défauts du document. Elle aide à prouver qui a accepté quoi et quand. Si le mauvais fichier était joint, la technologie prouve surtout que le mauvais fichier a été envoyé.
Les clauses qui attirent les problèmes
- exonération générale de responsabilité ;
- modification unilatérale du prix sans méthode ;
- acompte « non remboursable » dans toutes les situations ;
- pénalité excessive appliquée au seul consommateur ;
- délai sans aucun engagement ;
- juridiction imposée au consommateur ;
- suppression d’une garantie légale ;
- acceptation automatique de travaux supplémentaires ;
- transfert de tous les risques au client.
Une clause déséquilibrée n’est pas plus « ferme ». Elle est plus fragile.
Les clauses spécifiques qui évitent les conflits de chantier
Faites glisser pour tout voir →
| Situation | Question à régler dans le contrat |
|---|---|
| Impayé en cours de chantier | après quelle mise en demeure le travail est-il suspendu et comment le planning reprend-il ? |
| Fourniture non disponible | quelle substitution est proposée, qui l’accepte et quel impact sur le prix ou le délai ? |
| Intempéries | quels événements empêchent réellement l’exécution et comment sont-ils constatés ? |
| Support découvert défectueux | comment documenter l’imprévu et obtenir l’accord sur les travaux supplémentaires ? |
| Accès impossible | quelles obligations incombent au client et comment le retard est-il enregistré ? |
| Sous-traitance | quelles informations, responsabilités et conditions d’intervention doivent être prévues ? |
| Matériaux stockés sur place | qui assure la garde, la protection et le risque de détérioration ? |
| Réserve de propriété | quels biens restent réellement identifiables avant leur incorporation ? |
Une clause ne doit pas transformer chaque événement en excuse automatique. Elle doit organiser le constat, l’information, l’accord, le nouveau prix et le nouveau délai. Sans cette mécanique, « les délais varieront selon les aléas du chantier » ne protège rien.
Ce que coûte une CGV absente, tardive ou incohérente
Le premier risque est l’inopposabilité : l’entreprise tente d’appliquer une condition que le client n’a pas reçue ou acceptée avant de s’engager. Viennent ensuite la clause abusive écartée, la contestation du prix, l’annulation dans certaines situations, la prolongation du délai de rétractation ou une sanction administrative prévue par le texte enfreint.
Le coût opérationnel arrive avant le tribunal : acompte bloqué, chantier suspendu, heures consacrées aux échanges, réserve non levée, avis négatif et trésorerie retardée. Des CGV solides réduisent ces zones grises ; elles n’autorisent pas l’entreprise à contourner une obligation légale.
Évitez les montants de sanction copiés depuis un modèle non daté. Identifiez l’obligation exacte, son texte et la qualité du client, puis faites vérifier la version publiée. Une sanction liée à l’assurance décennale, un refus de communiquer des CGV B2B et une information de médiation manquante ne relèvent pas du même régime.
Mauvaise clause, bonne mécanique
Formulation dangereuse : « Les délais sont indicatifs et aucun retard ne pourra engager l’entreprise. »
Mécanique à rédiger : point de départ du délai, prérequis, événements documentés autorisant un report, information du client et nouveau calendrier.
Formulation dangereuse : « Tout travail supplémentaire sera facturé automatiquement. »
Mécanique à rédiger : constat de l’imprévu, proposition chiffrée, impact sur le délai et acceptation écrite avant exécution, hors mesure immédiate de sécurité à traiter séparément.
Formulation dangereuse : « Aucun acompte ne sera remboursé, quelle que soit la cause. »
Mécanique à rédiger : nature de la somme, calendrier, conséquences de l’annulation, inexécution, rétractation et faute de chaque partie selon le cadre applicable.
Ces exemples décrivent les questions à résoudre. Ils ne constituent pas des clauses prêtes à copier. La rédaction finale dépend de l’activité, des clients et du parcours de vente.
CGV et devis doivent raconter la même opération
Contrôlez la cohérence entre :
- prestations et exclusions ;
- prix et révision ;
- acompte et échéances ;
- date de démarrage et durée ;
- fournitures et travaux du client ;
- assurance et activité couverte ;
- réception et solde ;
- rétractation et demande de démarrage ;
- médiation et coordonnées.
Si le devis promet ce que les CGV excluent, le conflit est déjà écrit.
La méthode AdWaves
AdWaves construit le parcours numérique : présentation des services, information avant contact, accès aux documents, cases non précochées, versionnement et conservation des preuves techniques. L’agence coordonne l’intégration du texte validé par le conseil juridique du client.
AdWaves ne vend pas de boutique en ligne. Si le site conclut une commande ou un paiement, ce changement exige un cadrage spécifique du projet et du droit applicable.
FAQ
Les CGV sont-elles obligatoires sur un site vitrine ?
Le site vitrine qui ne conclut aucun contrat ne transforme pas automatiquement les CGV en page web obligatoire. L’entreprise doit néanmoins respecter ses obligations d’information et communiquer les conditions dans les situations prévues. Analysez le parcours réel.
Puis-je mettre les CGV au dos du devis ?
Oui si elles sont lisibles, remises avant l’engagement et acceptées, avec une preuve de la version. Vérifiez les autres documents requis selon le mode de conclusion.
Faut-il des CGV différentes en B2B et B2C ?
Oui. Les obligations et clauses diffèrent. Un texte unique mal articulé produit des contradictions, notamment sur rétractation, médiation, pénalités et juridiction.
Un générateur de CGV suffit-il ?
Un générateur fournit une base seulement s’il couvre vos pratiques exactes. Les travaux supplémentaires, la réception, les accès, la sous-traitance et les aléas exigent souvent une rédaction adaptée.
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